Dans ma valise, il manquera vos bonjours, vos « ça va ? », vos sourires, vos rires, vos larmes, vos délires, vos regards, vos yeux, vos mimiques... En quelque sorte, je pars sans rien. Sans savoir comment seront vos journées de juillet, quand vous vous verrez, quelles seront vos soirées. Je serais à des milliers de kilomètres de vous, sur cette terre brûlée, le front peint de goutte perlée, la bouche bée, le regard atterrée par ce que j'y verrais. Je n'appellerai pas, je n'écrirai pas, je ne vous verrai pas mais malgré ses milliers de kilomètres qui nous sépareront je serai là.
Je ne pars qu'un mois, mais un mois, c'est déjà beaucoup. C'est beaucoup de ne pas voir les gens que tu voyais tous les jours, les gens avec qui tu partageais chaque jour, les gens que tu aimes. Un mois sans nouvelles, sans savoir ce qu'il se passe pour chacun, sans pouvoir donner des conseils, sans pouvoir écrire ce que l'on ressent ou même le dire. Ce n'est peut-être que 31 jours mais c'est 31 jours quand même.
Je sais qu'au fond, ce sera difficile mais quelqu'un m'a dit un jour que je devais me laisser porter par ce projet, ce rêve qui me berce car ce ne sera qu'enrichissement, que j'en ressortirai grandi. Il y a tellement de choses à dire, à faire avant de partir, mais malheureusement on ne peut pas tout dire, ni tout faire...
Vous allez me manquez, mais je sais que là bas je serai bien. Je réaliserai le rêve de ce petit garçon que j'étais, qui annoncé à sa mère son rêve : être infirmier en Afrique. Aujourd'hui je ne suis plus ce petit garçon, vous y avez contribué, vous m'avez accompagné jusqu'à ce chemin.
Barbara l'a dit à son public, moi je vous le dis : « Ma plus belle histoire d'amour c'est vous ! »
J'emmènerai dans ma valise ce point d'interrogation, celui de cette fin de saison, qui ponctue nos chemins, jusqu'à l'épisode 1, de notre prochaine saison, une meilleure saison ?

